Vous avez un très grand leadership !

09 mai 2024
Non classé

Voici les mots qu’une personne a glissés dans notre conversation récemment.

Je l’ai regardée avec des yeux ronds, pour vérifier qu’elle ne blaguait pas, tout en laissant la phrase infuser en moi même si elle me semblait aux antipodes de l’image que je pensais renvoyer.

Malgré mes doutes et mes imperfections, quelqu’un de sérieux voyait donc en moi une qualité que je semblais posséder sans en avoir conscience. 

Si je n’avais pas fait preuve d’un état d’esprit positif ce jour-là, cette petite phrase lancée dans la conversation aurait pu s’évanouir dans la nature sans laisser de trace.  Mais j’étais attentive et ces mots ont provoqué « une éclaircie » …

Réaliser l’ampleur de ses barrières internes et de ses mécanismes de protection est un premier pas. Car à trop vouloir se protéger, on finit par par bloquer toutes ses actions. Or l’action est la clé pour acter le changement et aboutir au sentiment de fierté légitime d’avoir concrétisé ce qui nous semblait impossible.

Si j’aime accompagner les personnes dans l’écriture, c’est justement pour provoquer ce genre de déclic ! Je les écoute sans jugement, les vois douter de leur style, de leur façon d’écrire et même d’avoir quelque chose d’intéressant à dire. 

Et tout à coup je vois un regard s’éclairer d’un sourire et la JOIE inonder le visage de la personne en face de moi. Mes mots ont provoqué la fameuse ECLAIRCIE !

Dans ces moments-là, je sais pourquoi j’ai choisi ce métier et je repense à la petite phrase que l’on m’a offerte un jour et qui m’a donné le courage de m’élancer.

BLEU ENCRE, Anita Hochstetter

« J’ai toujours peur de ne pas trouver les mots justes ! »

16 avril 2024
Non classé

Cette phrase, je l’entends souvent et la première question qui me vient à l’esprit c’est pourquoi cette peur est-elle là ? 

POURQUOI est un mot que j’aime beaucoup, car en lieu et place de juger, il cherche à comprendre en nous invitant à regarder au-delà des apparences. J’utilise régulièrement cette forme de questionnement philosophique pour entraîner mon esprit à quitter les chemins balisés. J’aime aussi proposer ce type de réflexion dans mes ateliers d’écriture, parce qu’elle fait apparaître des éléments qui parfois, viennent un peu nous bousculer.

Exercice pratique :

– Pourquoi ai-je de la difficulté à trouver mes mots ?

– Réponse possible (il y en a d’autres) : Parce qu’on m’a toujours dit que j’étais nul en orthographe !

– Pourquoi ce jugement influe-t-il sur ma capacité à écrire ?

– Parce qu’il insinue le doute dans mon esprit.

– Pourquoi ce doute m’empêche-il de m’exprimer ?

– Parce que je crains d’être pris en flagrant délit d’incompétence !

– Pourquoi me jugerait-on incompétent ?

– Parce que le milieu professionnel ne valorise que la performance.

– Pourquoi chercher à être performant à tout prix ?

– Parce que cela rassure.

– Pourquoi la performance est-elle rassurante ?

– Parce qu’elle donne un sentiment de maîtrise.

– etc.. 

Je pourrais continuer mais je pense que vous avez saisi l’idée, qui consiste à toucher du doigt la vraie problématique, afin de trouver le moyen de la résoudre. Dans cet exemple, la personne associe écriture et maîtrise, ce qui la maintient prisonnière au lieu de l’encourager à oser.

Chasser vos doutes consistera à congédier le censeur (réel ou imaginaire) qui se penche sur votre épaule et vous susurre : « Ton texte est nul, tu n’as rien de valable à dire ». Car en réalité, vous avez beaucoup de choses à dire mais vous les taisez, de peur d’être jugé.

Dans les ateliers d’écriture que j’anime, chacun.e est le rédacteur en chef de ses propres sujets. Je veux dire par là que l’objectif n’est pas de produire des textes estampillés « parfaits » mais d’avoir la curiosité de les placer dans le réel pour voir l’effet qu’ils produisent. Le tout dans un espace totalement « safe » qui n’est pas là pour vous juger. Le seul risque que vous courez est de découvrir que vous avez bien plus d’imagination que vous ne le pensez. Et croyez-moi, ressentir cette émotion, c’est fou ce que ça libère comme énergie !

BLEU ENCRE, Anita Hochstetter

I have a dream

10 avril 2024
Non classé

Si cette phrase est devenue célèbre, ce n’est pas la conséquence d’un heureux hasard ou d’un alignement favorable des planètes. Non, si ces quatre mots ont réussi à traverser les époques, c’est parce qu’ils ont permis à des milliers de personnes de s’y reconnaître et d’espérer un avenir meilleur.

Pourquoi cet exemple ? Parce qu’écrire une phrase capable de marquer les esprits pourrait, à première vue, sembler à la portée de chacun. Mais tout en étant convaincue des infinies capacités créatives de l’être humain, je sais que c’est loin d’être un exercice aussi facile.

Résumer l’espoir en quelques mots nécessite sans aucun doute un patient travail de réflexion et une grande clarté mentale. Car c’est en analysant sans relâche nos mouvements les plus intimes que l’on apprend à discerner les variations de rythme du monde qui nous entoure.

J’aime beaucoup la vision de Colette qui recommandait « d’écrire comme personne avec les mots de tout le monde ». Je suis aussi sensible aux métaphores, comme celle de la fleur de lotus qui fleurit dans la vase et qui, par sa beauté, est capable de transformer votre vision de la boue. Car c’est bien là, dans la boue de la vie, que vous devrez plonger vos doigts si vous voulez que l’on se souvienne de vos mots. 

Avoir passé beaucoup de temps à éclairer mes zones d’ombre me permet aujourd’hui de créer de la beauté là où règne la dysharmonie. En d’autres termes, d’écrire avec fluidité ce qui vous vient à l’esprit. Il paraît qu’on appelle cela sa « zone de génie ». 

Et vous, quelle est votre zone de génie ?

BLEU ENCRE, Anita Hochstetter

L’histoire de Fleur

25 janvier 2024
Storytelling

Je fais sa connaissance dans l’un de mes ateliers d’écriture. Appelons là : FLEUR.

Fleur est élégante, féminine et habillée avec soin. Ses yeux sont clairs et son regard est franc. Lorsque je lui demande ce qui l’a motivée à assister à mon atelier, elle m’explique qu’elle a souhaité faire plaisir à sa fille, passionnée d’écriture. 

Nous commençons à travailler ; je propose différents exercices, que moi aussi je réalise, Mon approche est bienveillante et intuitive. Mon objectif :  favoriser l’expression personnelle dans un espace où les membres se soutiennent et s’inspirent mutuellement.

Au début, Fleur remplit son petit cahier d’une écriture régulière et penchée, comme une petite fille appliquée.  Lorsqu’elle a terminé, elle me regarde avec un air de défi, l’air de dire : Vous voyez ? J’ai déjà terminé !

Vient le moment où nous partageons nos écrits. Fleur écoute les participants lire leur texte et lorsque vient son tour, elle s’excuse : 

– Je n’ai pas fait d’études comme ma fille, alors bien-sûr, je n’ai pas grand-chose à dire.

Je la rassure et lui explique que le but de l’atelier n’est pas de se juger et que nous avons tous des choses à raconter.  Alors, petit à petit, elle se détend et nous parle de son époux décédé qui lui manque tant, des amis qu’elle voit partir et du club de tricot qu’elle anime pour rester active.

Elle nous raconte la beauté de la nature, l’automne et ses couleurs, les guerres dans le monde et la chance qu’elle ressent d’être en vie pendant que d’autres perdent la leur.

Elle nous explique comment, chaque matin, elle établit son programme de la journée.

 – Vous comprenez, dit-elle, à mon âge, il faut trouver des raisons de se lever ! Je ne vous l’ai pas encore dit, mais vous l’aurez sans doute deviné : Fleur n’a plus 20 ans depuis longtemps.

Le dernier jour de l’atelier, Fleur m’apporte un petit cœur multicolore tricoté de ses mains, emballé dans une boîte en carton qu’elle a confectionnée.

 – J’en offre souvent aux gens dans mon quartier, me confie-t-elle, et ils sont toujours très touchés.

Emue, je le suis moi aussi. Je regarde Fleur s’éloigner et je songe aux rythmes de la nature. Notre vie lui ressemble, elle a ses saisons et ce n’est pas parce que l’hiver est là que la terre n’a plus rien à offrir. Au contraire ! Comme le fait si bien Fleur, la nature met à profit ce temps de jachère afin d’offrir à d’autres l’occasion de grandir.

BLEU ENCRE, Anita Hochstetter

Photo Instagram @seemyparis

Entendre ce qui n’est pas dit

09 janvier 2024
Non classé

Savez-vous que l’ouïe est le dernier de nos sens à s’éteindre lorsque nous quittons ce monde, après être resté actif vingt-quatre heures sur vingt-quatre durant toute notre vie ?

De la naissance

N’est-ce pas merveilleux d’apprendre qu’au cœur des bruissements du liquide amniotique, un nourrisson fait déjà la différence entre les sons graves et les sons aigus ?

Ce sens fabuleux dont la nature nous a doté poursuit son développement après la naissance, pendant que le bébé se retrouve immergé dans l’écho sonore de sa famille. Ainsi, l’enfant s’apaisera lorsque vous lui parlerez doucement mais sursautera en présence d’un bruit incongru. Un écoulement d’eau lui signalera l’heure du bain tandis que le tintement des assiettes lui annoncera l’imminence du repas. Cette immersion sonore à trois cent soixante degrés construit donc les repères dont le bébé se servira pour appréhender son environnement et interagir avec lui.

A l’âge adulte

Si l’écoute nous donne les clés du monde qui nous entoure, elle modifie aussi notre connexion aux autres, selon que nous choisissons d’écouter en profondeur ou superficiellement. Ainsi, être sensible à la voix blanche d’une personne angoissée nous rapprochera d’elle, tandis qu’ignorer cette détresse nous privera d’un lien plus authentique et plus profond.

Se connecter ou s’isoler

Ce merveilleux canal de connexion est pourtant mis à rude épreuve dans notre quotidien envahi par le bruit. Pour nous protéger de cette pollution sonore, nous sommes souvent tentés de nous isoler à l’aide de casques ou d’écouteurs, afin de choisir librement ce que nous avons envie d’entendre.

Cette recherche légitime d’apaisement, rappelant celle de l’enfant calmé par la voix familière de sa mère, revêt l’inconvénient de canaliser le champ de nos échanges avec le risque de nous priver de la spontanéité de tout un monde en mouvement. 

Donner du sens à nos expériences

Comment trouver la voie du juste milieu ? Peut-être en pratiquant l’écoute active. Cette qualité d’attention, ouverte et silencieuse, permet à l’autre de s’exprimer librement et de déposer ce qui l’enchante ou ce qui le préoccupe dans un espace dénué de tout jugement. Cette approche permet d’ouvrir des portes lesquelles, hors de cet espace, resteraient fermées. 

Mais au-delà des informations qu’elle nous procure, l’écoute peut aussi nous inciter à agir. Ne vous êtes-vous jamais senti encouragé par le récit d’une personne qui semblait avoir vécu la même chose que vous et racontait de quelle façon elle avait réussi à surmonter ses difficultés ?

Nous vibrons à l’évocation de certains événements parce qu’ils font écho avec nos ressentis et donnent du sens à nos vies. De ce point de vue, l’écoute n’a rien d’une activité passive mais représente, au contraire, un fabuleux moyen d’élargir nos horizons. 

BLEU ENCRE, Anita Hochstetter

Que 2024 vous donne le courage d’écrire votre propre histoire !

31 décembre 2023
Non classé

Je ne suis pas entrée tout de suite. Cette grande porte fermée m’impressionnait un peu ! Je voulais surtout savourer cet instant de pure liberté dont j’avais tant rêvé

Lorsque j’ai posé ma main sur la poignée, mes doigts tremblaient non pas de peur, mais d’excitation à l’idée d’entrer dans ce nouveau décor. En même temps, je ne voulais rien précipiter tout en mourant d’envie de laisser libre cours à mon exaltation.

Une fois la porte ouverte, j’ai fait quelques pas dans ce lieu qui semblait m’attendre depuis une éternité et un brusque sursaut de panique m’a saisie. J’avais du mal à réaliser que c’était vrai !

J’ai cherché du regard quelque chose capable de me donner du courage et mes yeux se sont arrêtés sur une rangée de livres aimés rangés sur une étagère. Rassurée, je me suis installée à ma table de travail.

Imaginer d’abord, parce que c’est ainsi que tout commence !

Puis entrer dans l’espace fécond de la création, où le temps s’étire au rythme des idées.

Mais parfois aussi, inviter ma solitude à prendre le thé, en attendant que revienne mon inspiration.

Chaque matin, je me suis assise face mes désirs, à mes idées, à mes craintes et à mes démons. Et chaque matin, je les ai regardés se chamailler en essayant de trouver des solutions pour les aider à communiquer.

Patiemment, j’ai appris à traiter avec chacun d’eux, en rêvant du jour où ils s’entendraient parfaitement. Et à l’heure où j’écris ces lignes, cela n’est pas encore arrivé. Mais ce n’est pas grave car un matin, en ouvrant la fenêtre et en regardant l’aube rose se lever, j’ai compris.

Compris que pour avancer, il faut parfois redevenir un débutant, qu’accepter ses faiblesses fait partie du jeu et que pour découvrir ses forces, il faut savoir oser. Car personne ne sait de quoi il est capable tant qu’il ne l’a pas expérimenté. C’est ainsi que j’ai créé Bleu Encre, qui va fêter sa première année d’activité.

Tout compte fait, 2023 aura été une année parfaite pour m’aider à intégrer de nouvelles données. D’autres ne tarderont d’ailleurs pas à m’être enseignées, pour peu que je maintienne mon esprit curieux et mon cœur ouvert. 

Que 2024 vous donne le courage d’écrire votre propre histoire !

BLEU ENCRE, Anita Hochstetter

Présentation de Bleu Encre dans le dernier numéro du magazine ECHO édité par la Chambre de Commerce du canton de Fribourg.

09 octobre 2023
Entreprises

Les alliées

07 juillet 2023
Storytelling

Elles se connaissent depuis longtemps. Bien que très différentes, elles ont appris à cohabiter et même à reconnaître en l’autre certaines qualités. Mais il a fallu du temps et de la patience pour que s’installe cette connivence.

La première prise de contact a été compliquée. Regard fier pour l’une, mine soucieuse pour l’autre, le cadre était posé. Ajoutons à cela une tendance au perfectionnisme qui n’a bien sûr rien arrangé.

Elles ont commencé à travailler côte à côte, car le mot « ensemble » semblait représenter un défi trop grand pour leur individualité.  Mais lutter contre l’autre n’aide jamais à progresser. Au contraire, cela reflète notre désarroi et notre incapacité à placer des limites saines à ce qui nous empêche d’évoluer.

De déplacements en longues journées de travail, elles ont fini par s’habituer à cette présence quotidienne à leurs côtés. La volonté de l’une et la délicatesse de l’autre ont tissé peu à peu les fils d’un vêtement assez solide, aux contours cependant inachevés.

Ces fils pendants de la relation, écartés par trop d’incompréhension, laissaient filtrer l’espoir d’une réparation, un besoin de recoudre avec soin tout ce qui avait pu être abîmé.

Les années ont passé et le destin s’est invité dans cette histoire. Après des moments compliqués, où elles se sont crues au bord de la rupture, elles ont fini par accepter cette autre qui leur ressemblait bien plus qu’elles ne voulaient se l’avouer.

Et c’est là que le miracle s’est produit. D’ennemies, elles sont devenues alliées. Leur patient travail de couture les avait taillées sur mesure pour affronter les victoires et les coups bas, et elles ont compris qu’ensemble, elles pouvaient tout affronter. 

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Je vous souhaite de rencontrer celui ou celle contre lequel vous luttez, et d’en faire votre plus puissant allié.

BLEU ENCRE, Anita Hochstetter

Le moment est venu

29 juin 2023
Entreprises | Storytelling

Tu m’as accompagnée durant si longtemps que je me sens infiniment triste à l’idée de te quitter. Bien-sûr, je sais que c’est mieux pour nous deux et qu’il est nécessaire, parfois, de mettre un terme à un lien au lieu de permettre au temps de l’abîmer.

Je me rassure en pensant que tu fais désormais partie de moi. Je te garde au chaud dans mon cœur, là où dorénavant tu as une place privilégiée. Tu m’as permis de tenir durant toutes ces années et crois-moi, je m’en souviens.

Et maintenant, excuse-moi mais je m’en vais car j’ai des lendemains à inventer. Mon ancienne vie s’efface lentement, je vois déjà sa silhouette s’éloigner.

Ce futur m’appelle avec tant de force, tu comprends, je ne peux plus résister. Longtemps je l’ai ignoré, trop occupée à dissimuler ma vulnérabilité. Il s’était fait une raison, le pauvre, depuis le temps, mais il n’avait pas laissé tomber l’affaire pour autant. 

Alors aujourd’hui qu’il revient, plus décidé que jamais, j’ai choisi de ne plus lutter. Nous avons quelque chose à vivre ensemble je le sais. J’espère que tu comprends.

Ce n’est pas une trahison, au contraire, c’est la reconnaissance de tout ce que tu m’as apporté. Tu m’as libérée du besoin de plaire, tu m’as appris à gérer mes pensées et mes émotions, à m’affirmer, à dire non si nécessaire. Tu m’as montré comment suivre ma boussole intérieure, celle dont l’aiguille sautille à l’approche de la bonne direction.

Le chemin que nous avons parcouru ensemble est celui de la compréhension. Il était long et parfois difficile, mais jamais innocent. L’univers a toujours une idée en tête lorsqu’il nous précipite dans une aventure et son objectif se révèle parfois tardivement. Je ne pensais pas prononcer ces mots un jour, mais je l’avoue, ce parcours est la plus belle chose qui me soit arrivée. 

Laisse-moi partir maintenant. Je ne te quitte pas vraiment, je m’éloigne juste un peu pour prendre mon élan. Une autre vie m’attend. Et si tu me cherches, tu me trouveras toujours quelque part, à mi-chemin entre ton âme et mon cœur.

BLEU ENCRE, Anita Hochstetter

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Pour ce storytelling, je me suis inspirée des liens qui nous unissent à notre enfant intérieur. Grandir n’exclut ni la loyauté ni la fidélité à soi-même. C’est une sorte de mue, on avance dans la vie avec ses différentes peaux, puis on en abandonne certaines en chemin pour progresser et parfois renaître à soi-même.

Si vous souhaitez capter l’attention de vos clients et créer un univers de marque qui vous correspond, contactez-moi !

Qui veux-tu être aujourd’hui ?

28 juin 2023
Entreprises | Storytelling

Ils se sont donné rendez-vous dans un café réputé de la ville, après avoir choisi ensemble le lieu. Craignant d’être en retard, elle arrive la première et après avoir balayé la salle du regard, elle s’installe non loin du bar. 

La lumière de ce matin de juin éclaire chaque recoin et l’atmosphère est saturée de la pluie de la veille. Qu’il fait chaud songe-t-elle. 

Elle observe le ballet des passants et des clients attablés, tout en guettant d’un œil celui qu’elle attend. Et justement le voilà qui arrive, tranquillement, sur son vélo. Elle lui fait signe et bientôt, il la rejoint. Ce qu’elle perçoit dans son regard est rassurant, tout comme l’énergie positive qui circule entre eux. Ils échangent quelques mots et décident de se dire « tu ». Le dialogue est fluide et ce premier contact, chaleureux.

Soudain il se lève et commence à déplacer des chaises. Les employées du café ne s’en formalisent pas, il les a prévenues. Elles observent avec amusement le manège insolite de ce grand barbu dont la démarche légère contraste avec la haute silhouette. 

Lorsqu’il revient vers elle et lui propose de changer de place, elle le suit. Indifférent au vacarme urbain qui s’engouffre par les fenêtres largement ouvertes, leur dialogue visuel se poursuit. Elle qui appréhendait un peu ce face-à face, commence à se sentir vraiment détendue.

Il se rapproche, s’éloigne, à la recherche du meilleur point de vue, tout en glissant un mot à l’oreille d’un client pour se faire pardonner d’être si remuant. – C’est New-York made in Fribourg, lui lance-t-il, amusé.

Elle sourit, en oubliant pourquoi elle est venue, happée par ce moment qui s’étire à l’infini. Au loin, le ciel laisse apparaître de magnifiques nuances de bleu. 

Bleu Encre, Anita Hochstetter

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Merci à STEMUTZ pour cet incroyable shooting, qui m’a inspiré ce storytelling !

Réalisation Sinabe Sàrl — Design Fanny Aeschlimann
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